La BDEAC prépare la mise en place d’un fonds commun de titrisation de 150 milliards FCFA, destiné à transformer une partie de ses créances en liquidités. L’opération doit permettre à la banque de développement de réinjecter plus rapidement ces ressources dans le financement de nouveaux projets en Afrique centrale.
La Banque de développement des États de l’Afrique centrale (BDEAC) prépare la mise en place d’un fonds commun de titrisation de créances d’un montant de 150 milliards FCFA. L’opération doit permettre à l’institution de transformer une partie des créances issues de ses financements en ressources disponibles, afin de réinjecter plus rapidement des liquidités dans de nouveaux projets.
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Concrètement, la titrisation consiste à regrouper des créances détenues par la banque et à les transférer à un véhicule dédié, qui peut ensuite émettre des titres souscrits par des investisseurs. Les remboursements futurs des emprunteurs servent alors à rémunérer ces investisseurs. Pour la BDEAC, ce mécanisme doit surtout accélérer la rotation de son portefeuille de financements, sans attendre l’échéance complète des prêts déjà accordés.
L’enjeu est d’autant plus important que la demande de financement reste élevée dans la sous-région. En 2024, la BDEAC avait reçu 38 demandes de financement pour près de 205 milliards FCFA, dont huit opérations approuvées pour un montant total de 191,4 milliards FCFA. La réussite de la future opération dépendra toutefois de la qualité des créances retenues, de la régularité des remboursements et du niveau de garanties apportées aux investisseurs.
