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Congo : la baisse des taux propulse les crédits aux particuliers de 220% en un an

mardi, 27 janvier 2026 08:13
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Congo : la baisse des taux propulse les crédits aux particuliers de 220% en un an

Au premier trimestre 2025, le marché du crédit bancaire au Congo a été marqué par une forte accélération des prêts aux ménages, favorisée par un net repli des taux débiteurs appliqués aux particuliers. Cette dynamique contraste cependant avec le resserrement observé sur d’autres segments.

 

Au cours du premier trimestre 2025, les établissements de crédit opérant au Congo ont accordé 12 339 nouveaux crédits, contre 14 357 à la même période un an plus tôt, soit une baisse de 14,06% en volume. En revanche, en valeur, l’offre de crédit a fortement progressé, passant de 180,8 milliards FCFA à 265,9 milliards FCFA sur un an. Cette hausse de 47,1% traduit une augmentation significative de la taille moyenne des nouveaux crédits octroyés, dans un contexte de recomposition de la demande.

 

Le fait majeur du trimestre provient du segment des particuliers. Les crédits qui leur ont été accordés ont presque quadruplé en un an, passant de 24,6 milliards FCFA au premier trimestre 2024 à 80,6 milliards FCFA au premier trimestre 2025, soit une progression de près de 228%. Cette envolée s’explique en grande partie par l’assouplissement des conditions de financement. En glissement annuel, les taux débiteurs moyens servis aux particuliers ont reculé de 504 points de base, pour s’établir à 9,99%, contre 15,02% un an plus tôt. Une détente tarifaire qui a mécaniquement relancé la demande de crédit des ménages.

 

Les entreprises captent près de 60% des crédits

 

Les entreprises demeurent néanmoins les principaux bénéficiaires du financement bancaire. Sur la période, elles ont capté 158,7 milliards FCFA, représentant 59,71 % de l’enveloppe globale, contre 111,4 milliards un an plus tôt. Les crédits aux PME, en particulier, ont connu une progression marquée, atteignant 91,8 milliards FCFA, contre 19,9 milliards un an auparavant. Toutefois, cette montée en puissance s’est accompagnée d’un renchérissement du coût du crédit pour ce segment, avec un taux effectif global moyen en hausse de 236 points de base, à 8,17 %.

 

À l’inverse, les conditions de financement sont restées relativement stables pour les grandes entreprises. Le taux débiteur moyen qui leur est appliqué a légèrement reculé sur un an, à 7,04 %, traduisant une perception de risque maîtrisée par les banques. Les crédits aux administrations publiques et aux collectivités locales ont, quant à eux, progressé en valeur à 23,3 milliards FCFA, mais à des conditions nettement plus coûteuses, avec un taux moyen atteignant 22,69 %, contre 8,61 % un an plus tôt.

 

Sur le plan des maturités, l’offre de crédit reste largement dominée par le court terme, qui concentre 68,50 % des nouveaux engagements, devant le long terme (24,99 %) et le moyen terme (6,51 %). Une structure qui traduit la prudence persistante des banques face aux risques macroéconomiques et à la qualité de signature de certains emprunteurs.

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